27 mars 2011

ÉTATS D’ÂME

Enregistré dans : Général — Henriette @ 21:38

Née à Paris, aux fleurs de mai 1935, habitante de toujours, j’ai consacré là, ma longue période d’activité.
Au gré, j’use de ma fidèle plume pour poétiser ou narrer comme ici : un Etat d’âme.

Mi allongée sur le fauteuil, dans la minute, l’esprit bloqué sur ce que m’annonce, très docte, ma dentiste:
-   Dans l’état, il faut l’arracher !
Quoi !  Arracher ma dent !  Un trou dans la bouche, ah non !
-   Il faut que l’on parle.

C’est tout ce que j’articule, me redressant en une sorte de refus.
Mais comment s’expliquer face à l’expérience la logique l’évidence ?
Comment dire ? Me prendre une part de moi-même, extraire de ma chair cette solidité. J’allais être dépossédée d’un bien propre, si petit soit-il, cela prenait d’énormes proportions.
C’était mon patrimoine qui allait être entamé, une vivante parcelle de mon corps allait disparaître. Je serais mutilée, estropiée, j’entrerais dans une irréversible phase de destruction.
Atterrée, j’entrevoyais une partie de mes racines, au bout d’une pince, jetée au rebus comme un vulgaire déchet.

Tant que l’on soignait, réparait, conservait, passe encore, mais là c’est l’engrenage, et après… D’abord un trou, suivi de quoi ?  Cela se verra, et mon rire, mon sourire qui me vont si bien.
Dans l’œil de mon amie praticienne, je vois la compréhension, viennent alors les suggestions, l’explication du suivi.

Réfléchissez”  me dit-elle.  Ce qui fut fait et bien fait.
Cela c’était hier, aujourd’hui je n’en suis plus là. Le temps faisant son œuvre, vinrent d’autres extractions, de toutes parts, ablations, réparations, prothèses, toujours subies bien sûr, avec un certain état d’âme, mais sans conteste facteurs de bien être et d’une meilleure qualité de vie.

11 janvier 2010

« Ils ont bobos nos ados ! »

Enregistré dans : Général — Lucie @ 0:16

Je travaille dans un établissement scolaire qui fait en même temps collège et lycée, et je suis quotidiennement effarée par le nombre de jeunes qui défilent à l’infirmerie…

En effet, chaque jour, ils viennent pour se plaindre de tout et de rien, leurs demandes ne sont pas bien précises, j’ai mal au cœur, j’ai mal à la tête, j’ai des angoisses, je me sens mal…
Ils sont en perpétuelle demande d’une réponse à leurs petits « bobos », un simple mal de tête ne peut être supporté, il faut absolument aller chercher un médicament…

Mais que se cache t-il derrière cette demande ? De l’attention ? Du dialogue ? De la compassion ?
Certainement un peu de tout, mais pourquoi cette frénésie à vouloir apporter une réponse immédiate à un besoin qui somme toute par moment n’est pas trop grave et surtout pas insurmontable…

La réponse se trouve peut être dans notre mode d’éducation qui tend à supprimer tout mal être, toute souffrance, quelle qu’elle soit, si petite soit elle.
L’attitude des parents et leur complaisance est peut être aussi à l’origine de tout cela. En effet, dès qu’ils ont mal, ou dès qu’ils sont fatigués, nous nous empressons de leur faciliter la vie à ces chers petits :
« Mon fils qui est en terminale à un rhume, alors il ne viendra pas en cours », ou encore, « ma fille a des maux de ventre, elle est fatiguée et restera au lit aujourd’hui »…

La liste serait trop longue, mais voici des exemples de ce que j’entends tous les jours…
La grande question face à ces jeunes et à leurs multiples « bobos », est de savoir comment ils vont pouvoir assumer une vie professionnelle avec ses contraintes et ses difficultés. Ils n’auront plus leurs chers parents pour parer à tous leurs problèmes !

Alors, peut être est il temps pour nous, parents, de faire machine arrière et de les armer un peu plus, de les «  endurcir » car notre rôle même si cela nous semble difficile, est de les «  endurcir », de les rendre plus combattifs…
Arrêtons l’assistanat et la complaisance, quand cela n’est pas nécessaire, pour les amener à une plus grande autonomie !
Peut être, au début cela semblera difficile pour tout le monde, mais nous ressortirons tous grandis et plus sereins face à l’avenir…

14 juin 2009

Permis de conduire - Permis d’être libre !

Enregistré dans : Général — Lucie @ 23:26

Le saviez vous, on peut passer son permis de conduire en conduite accompagnée à toute âge !
En effet, j’ai commencé à travailler très tôt, et, je n’avais ni le temps, ni les moyens financiers de payer mon permis de conduire. Et puis, très vite j’ai eu mes enfants et là, encore pas de temps à me consacrer et encore moins de temps pour ce PERMIS !!
Les années passent et l’on dépend toujours de son mari, de ses amis. On se laisse conduire, c’est peut être aussi révélateur d’un état d’esprit !!
Puis la lassitude s’installe de toujours devoir demander et attendre le bon vouloir des uns et des autres, mais les années ont passé et la confiance en soi aussi… surtout au volant d’une voiture avec toutes les responsabilités que cela implique.
C’est quelque chose de très angoissant.
J’ai fini par m’inscrire au code, puis au permis, ce mot me fait beaucoup rire « permis », permis de quoi ? Permis de vivre, permis d’être libre ? Permis surtout de ne dépendre de
PERSONNE et c’est fondamental !!!
Dans la méthode classique j’ai loupé ce fameux permis 3 fois, ce qui entraîne forcément une remise en question et la porte ouverte aux fameux sarcasmes habituels «  A oui une femme au volant, de plus de 35 ans, quel danger, ce n’est pas possible tu ne l’auras jamais !
Et puis j’ai eu la chance de rencontrer une femme monitrice qui m’a redonné confiance en me faisant avaler des centaines de kilomètres et surtout en me proposant une formule que je croyais réservée « aux jeunes ».
La conduite accompagnée, cela consiste comme pour les plus jeunes après 20 heures minimum de cours avec un instructeur, à faire 3000 Kilomètres avec pour professeur la personne de son choix, de faire une évaluation et un contrôle avec un instructeur à 1500 kilomètres parcourus et puis quand ce dernier nous juge prêt, il nous présente à l’examen. Pour ma part, j’ai eu le permis à la première présentation, plus sûre de moi, car j’en avais avalé des kilomètres ! Eté comme hiver, de nuit, de jour, par beau temps, par mauvais temps.
A mon avis, c’est une méthode plus complète et qui prépare bien plus à la réalité d’une conduite que le permis traditionnel. De plus, le coût en est énormément réduit ce qui de nos jours n’est pas négligeable.

Alors toutes les femmes qui lirons ce texte et qui ont encore peur de se mettre derrière un volant, allez y, foncez, soyez sure de vous, de vos capacités !
Et vive la liberté !!!

3 juin 2009

« Ex » Obèse pas si facile

Enregistré dans : Général — Lucie @ 11:59

J’ai toujours été ronde.
Petite déjà, j’étais plus forte que les autres enfants, mais, c’est au divorce de mes parents que j’ai pris du poids …
Petit à petit, je me mettais à l’écart des autres et mes kilos m’y aidaient bien. Les visites médicales à l’école étaient de véritables tortures, j’y étais jugée, humiliée. Cela ressemblait à un véritable procès et dans le rôle de la criminelle c’était moi. Le médecin faisait office de juge mais pour la pauvre petite obèse, pas d’avocat de la défense.
Le crime était impardonnable ! J’étais grosse ou obèse parce que je le voulais bien !!!
Personne ne se posait la bonne question, à savoir : pourquoi elle a grossi ?

Les années ont suivi et les régimes aussi. Les pertes de poids succédaient aux prises de poids, j’étais dans le tourbillon infernal que connaissent bien toutes les personnes qui ont des problèmes de poids …

Aujourd’hui j’ai 43 ans et je suis toujours au régime. J’ai stabilisé mon poids mais à quel prix !!!
20 années de bon et loyaux régimes, de privations, de frustration, de combat avec moi même pour ne jamais ou presque m’autoriser la même nourriture que les autres. Il y a 20 ans que je ne mange ni pâtes ni riz ni chips ni frites, ni, ni, ni, ni…
Mon quotidien alimentaire n’est fait que « ne ni ou de pas ».
Aujourd’hui, j’ai décidé d’en finir avec ce «  goulag » alimentaire et je cherche désespérément un médecin, une diététicienne, qui pourrait avoir la patience et l’intelligence de comprendre que tous ces aliments me font peur qu’ils sont mes ennemis. Je sais bien que j’en ai besoin, mais rien que l’idée d’en mettre dans ma bouche me terrorise, je cherche donc a faire un régime à l’envers, et peut être réapproprier mes sens et mon goût car à ce jour manger n’est pour moi qu’une source de problèmes et surtout pas une source de plaisir …
Messieurs les médecins, les nutritionnistes, les diététiciens, je vous lance cet appel !!
Aidez mois à faire machine arrière, à me nourrir normalement, à retrouver le plaisir de manger sans culpabiliser et surtout sans reprendre de poids.
Vous qui avez su me faire maigrir et culpabiliser aidez moi à retrouver la sérénité, et la tranquillité face à mon assiette.

5 avril 2009

Une sordide surprise

Enregistré dans : Général — Lucie @ 21:42

Quand ma mère est décédée, nous avons procédé à une crémation comme elle l’avait souhaité, car, ensuite elle voulait que nous dispersions ses cendres en mer. En effet quand nous étions petites, nous passions régulièrement nos vacances à l’île d’Ieu et comme nous y étions très heureuses. Maman souhaitait tout naturellement y reposer.

Après sa crémation, il m’était très difficile de la prendre à la maison, c’est pourquoi les pompes funèbres se sont tout naturellement proposées de la garder, en attendant que les conditions météorologiques nous permettent d’envisager son dernier voyage…

La semaine dernière, un matin j’ai ressenti une angoisse et j’ai dit à mon mari : «  l’immersion n’est pas encore faisable mais je ne veux plus laisser maman loin de moi, je veux la ramener à la maison ». Il me semblait alors évident qu’elle attendrait auprès de son petit capitaine comme elle m’avait surnommée, son dernier tour en bateau.

Je suis donc partie sereine chercher maman ; dire que cela est facile bien sur que non, mais je savait qu’elle serait tellement mieux, auprès de moi, car pour l’amour d’une maman on peut tout affronter.

Au pompes funèbres les jeunes femmes m’on remis un carton dans lequel était l’urne de maman.
Mon mari l’a prise dans ces bras comme on le ferait avec un petit bébé et nous sommes rentrés.

Arrivée à la maison, j’ai eu très envie de voir l’urne de ma maman.
Un besoin inexpliqué de la prendre dans mes bras à mon tour afin de la serrer tout contre mon cœur.
J’ai alors demandé à mon mari de la sortir de son emballage, et là, surprise, l’urne ne ressemblait pas du tout à ce que nous avions choisi.
Je l’ai alors tournée et là j’ai lu une inscription correspondant à une autre personne. En bref, l’urne que je serrais dans mes bras n’était pas du tout celle de maman.
La stupeur et l’angoisse ce sont alors emparé de moi. Comment cela pouvait être possible, où était maman ? Peut-être était elle dans une autre famille ? Peut être ne la retrouverai-je jamais après l’avoir perdu une première fois, j’avais l’impression que l’on me la volais de nouveau. Comme j’ai eu peur, comme j’ai eu honte de ne pas avoir pu moi-même veiller sur elle, j’étais choquée, désemparée et désolée d’avoir dérangé cette autre personne qui elle-même n’était pas dans la bonne famille…

J’ai alors téléphoné aux employées des pompes funèbres qui elles mêmes étaient terriblement inquiètes et désemparées. Elles se sont voulu rassurante en me disant «  n’ayez aucune inquiétude, nous allons retrouver votre maman » mais je sentais bien au ton de leur voix qu’elles même étaient stupéfaites de cette confusion sordide.

A priori maman était restée au crematorium, mais rien n’était certain, après une heure d’angoisse j’ai eu enfin la confirmation que maman y était et je me suis empressée d’aller la chercher.

Aujourd’hui Nous attendons ensemble que cette immersion soit enfin réalisable et je reste perplexe face à cette terrible mésaventure qui vient ajouter tourment et inquiétude dans un deuil à peine commencé.

Ce que je veux dire à travers ce témoignage, c’est que malgré l’immense peine et, la douleur qui nous envahi lorsque nous perdons un être cher, nous devons trouver la force, de ne pas les quitter, la force ne pas faire confiance ! La force de veiller sur eux et leur tranquillité jusqu’au bout, car nul autre que nous même ne peu mériter la confiance qu’ils nous font dans leurs ultimes instants…

 

LUCIE

30 mars 2009

Malade de chagrin…

Enregistré dans : Général — Lucie @ 22:22

J‘avais tout pour être heureuse. Un mari et trois beaux enfants, même si la naissance de mon fils a été difficile, tout s’arrangeait bien.
Je prenais un peu de temps pour élever mes enfants, j’avais des projets plein la tête.
Mon père venait de cesser son activité, et de ce fait ma mère aussi, puisque mes parents ont travaillé ensemble « pour le meilleur et pour le pire ».
Et ce soir là, de fin décembre, le téléphone a sonné tard dans la soirée, 22H30…
Mon cœur s’est emballé, je suis restée clouée au sol, paralysée, avec un mauvais pressentiment, mais j’étais loin de penser que le cœur de mon Papa, lui, s’était arrêté à jamais.
Les enfants dormaient. Mon mari a décroché le combiné. C’était mon oncle. Il souhaitait me parler…
Cela fait 20 ans, mais je m’en souviens comme si c’était hier. Je l’entends encore me dire : « Papa a eu une crise cardiaque », je lui ai tout de suite demandé « dans quel hôpital a-t-il été transporté ? » et sa réponse « il n’y a pas d’hôpital ».
Les années ont passé, j’ai gardé ma peine au fond de moi pour pouvoir avec mon frère soutenir Maman.
Par rapport à eux deux, j’ai encore de la chance, je garde une belle image de Papa, avec son beau sourire, eux l’ont vu mourir sous leurs yeux, c’est cette dernière image qui leur reste pour toujours.
La vie a continué, plus du tout comme avant…
Je ne pouvais plus dire Papa et Maman. Un grand vide dans mon cœur.

Ce vide m’a rongée, au sens propre comme au sens figuré. Il y a un peu plus de 9 ans, en prenant ma douche, j’ai senti « une petite boule » sur mon sein droit. Après un premier moment de panique, je me suis dit que ce n’était rien de grave. Ce n’était pas possible d’envisager le pire.
Je n’ai pas voulu consulter tout de suite, parce qu’au fond de moi-même j’avais peur, et j’avais raison. Cette petite boule qui aurait pu être bénigne ne l’était pas.
Il y a eu l’opération, la batterie d’examens, la radiothérapie, la chimiothérapie et la guérison.

Tout cela m’a fait beaucoup réfléchir.
Je n’avais pas réussi à faire le deuil de mon père, jusque là. Je me suis rendue malade et je reste persuadée que je me suis déclenché mon cancer.
Papa me manque toujours autant, il m’accompagne toujours en pensée, mais je ne vis plus dans le passé.
J’ai eu une telle peur en me réveillant après mon opération, que je vis maintenant dans le présent tout en me projetant dans l’avenir.

Cette épreuve m’a fait prendre conscience de la fragilité de l’être humain.
Y-a-t-il un moyen de prévenir cela ? Peut-on réellement dire que le chagrin peut être à l’origine de maladies graves ?
Aujourd’hui encore, je n’ai pas de réponse à apporter, mais j’attends d’autres témoignages comme le mien.

 

Une Amie de Lucie

23 mars 2009

La guerre des nerfs

Enregistré dans : Général — Lucie @ 21:59

Après plus de 13 années passées dans la même société, je me suis arrêtée afin de prendre un congé parental et me consacrer à l’éducation de mes enfants durant le temps qui nous était alloué par notre entreprise, c’est à dire 3 années.
C’est quand j’ai envisagé mon retour que les soucis ont commencé…
J’étais sensée réintégrer mon poste au sein du même service, et la veille de mon retour mon chef de service ne savait toujours pas ou j’allais « atterrir », compte tenu que mon poste avait été supprimé.
Qu’a cela ne tienne, je me présentais le jour « J » et m’installais sur une chaise, déterminée à attendre et à réintégrer mon poste.
Au bout de plusieurs heures sans ne rien avoir à faire et sans que personne ne se soucie de ma présence, j’interrogeais ma responsable en lui demandant ce qui ce passait.
Je savais qu’après un congé parental le retour serait difficile et que ce serait un peu le parcours du combattant mais j’étais loin de me douter de ce qui m’attendait !!!
Elle finit par me dire : «  je n’ai rien à vous proposer, mais voyez en mutation interne ».
J’ai donc dû postuler à d’autres postes, répondre à des annonces et me justifier de mon désir de modification de carrière alors que moi je n’avais en rien provoqué ni souhaité cette situation.
Finalement, j’ai trouvé un poste qui me convenait sur un site différent du siège social de la société, avec un temps de transport plus long, mais j’étais prête à tout pour retrouver la dynamique et l’intérêt d’un nouveau poste !!!
J’ai donc commencé ce nouveau travail plein d’espoir, mais très vite j’allais déchanter.
En effet, la responsable de ce service avait une réputation terrible, elle était intransigeante, caractérielle, voire même méchante, mais j’étais sûre de moi, tant sur le plan professionnel que personnel.
J’avais vraiment sous estimé sa capacité à « casser » les autres et c’est justement ce qu’elle allait s’évertuer à faire avec moi pendant les mois qui allait suivre…
Tout d’abord, elle ne s’adressait à moi que sur des «  post it », elle m’interdisait également de parler avec les autres personnes du service, déchirait les dossiers que je faisais en prétendant qu’ils étaient incomplets.
Nous travaillions dans un climat de terreur, le mot n’est pas trop fort. Sa devise était diviser pour mieux régner.
Chaque matin, a l’idée d’aller travailler et de l’affronter, j’avais de terribles maux de ventre et l’angoisse était si forte que je tremblais littéralement de la tête aux pieds.
Je vivais un véritable cauchemar, quand elle déniait m’adresser la parole, elle me regardait en fumant, et me rejetait la fumée de sa cigarette en pleine face. Les humiliations de cet ordre étaient quotidiennes.
Elle adorait aussi venir dans mon bureau par derrière et me surprendre en plein travail en frappant le bureau de façon violente pour me faire sursauter de peur… Elle jouissait alors de sa toute puissance…
Elle me demandait d’aller aux toilettes quand elle le jugeait bon et non pas quand j’en éprouvais le besoin. Elle criait, vociférait, m’insultait régulièrement, j’était sous l’emprise de sa toute puissance.
Mon entourage ne comprenait pas, comment  moi qui était si forte de caractère, je me laissais faire de la sorte, moi non plus je ne comprenais pas.
Elle avait réussi à me faire douter de moi, de mes capacités.
Elle avait littéralement vampirisé mon cerveau ; je me disais que peut être elle avait raison, que finalement je devais être nulle comme elle le prétendait.
J’ai pourtant pris sur moi et lutté contre la terreur d’aller travailler pendant plus d’un an et puis cela a été très vite.
J’ai perdu le contrôle et me suis sentie sombrer, tout d’abord, j’ai perdu beaucoup de poids , j’allais mal, de plus en plus mal , j’avais toujours peur, je vivais dans la terreur totale de tout, je n’étais plus que le fantôme de moi-même.
Puis évidement j’ai sombré dans une terrible dépression, avec des conséquences terribles sur ma vie de famille.
Je ne pouvais plus m’occuper de mes enfants, ni de mon mari.
Je me sentais dépossédée de moi-même.
Sortir de la maison était impossible. J’ai eu également des problèmes d’élocution et de locomotion tellement j’étais dans un état permanent de terreur.
Après plusieurs mois d’arrêt de travail, j’ai entamé une psychothérapie et grâce à l’aide d’un psychiatre j’ai enfin retrouvé la parole, petit à petit un semblant d’envie de vivre et de confiance.
J’ai travaillé durant plusieurs mois avec lui, d’ailleurs il me suit toujours aujourd’hui…
J’aurais du mettre en place une procédure et me défendre, mais à cette époque, cela me semblait insurmontable et je souhaitais surtout vivre dans le positif et ne pas ressasser toute cette douleur…

Je pense que je ne serais plus jamais la même et que cette expérience m’a d’abord détruite, mais grâce à mon courage, ma détermination, j’ai réussi a survivre à cette terrible épreuve car il faut bien être conscient que face aux épreuves, quelles quelles soient, c’est en nous même que nous puisons l’énergie et la force de combattre et d’avancer quoi qu’il arrive.

Aujourd’hui je veux aller de l’avant et peut être reprendre une activité professionnelle.
Enfin je souhaite dire, à vous, qui lirez ce témoignage, que personne ne peut ni ne doit franchir les barrières de notre pensée, évidement pour cela, il faut être fort et protéger ce que nous avons de plus cher en nous, notre santé, notre intégrité, et surtout le respect de nous même.

 

LUCIE

8 mars 2009

Relation mère fils, peut-être trop

Enregistré dans : Général — Lucie @ 22:16

Après 9 mois de patience et 18 heures de souffrances, il est enfin arrivé, mon enfant, mon petit, mon fils…
Dire que l’amour que je porte à mes autres enfants est moins fort, certainement pas !
Mais toutes les mamans qui ont la joie d’avoir un fils seront d’accord pour dire que ce que l’on vit avec son fils aîné est très particulier…
Dès tout petit notre amour était sans limite…
De plus, il était un enfant très facile à vivre. Je ne me souviens pas avoir du vraiment me fâcher pour un caprice ou une colère.
Bien évidemment il s’est opposé à moi et je savais qu’il en avait besoin pour son développement psychologique.
Je lui ai toujours parlé et expliqué le pourquoi des choses et cela suffisait la plupart du temps à le calmer et à éviter les conflits.
Les années ont passé et chaque jour est une preuve supplémentaire de notre grande complicité. Pas besoin de lui dire quand je ne vais pas bien et pas la peine d’essayer de lui cacher lorsque j’ai des soucis, il le voit, le sent tout de suite. Parfois, je m’interroge sur cette relation hors du commun et je me dis que, peut être, en cela est trop fusionnelle, mais tout cela est tellement naturel que je me rassure en me disant que c’est normal et que je dois profiter de chaque instant auprès de lui, car je sais bien, qu’un jour il fera sa vie et cela je l’accepte complètement. Mon rôle a moi aujourd’hui, est d’en faire un homme bien dans sa peau, solide, sur de lui.
Car l’amour d’une maman, si fort soit il, ne doit jamais dépasser ses limites et nous devons dès qu’ils sont petits, nous préparer à voir nos enfants l’éloigner un peu de nous quand ils grandissent afin d’accomplir leur propre vie avec leurs émotions, leurs chagrins et leurs craintes…

À ce moment là, je serais toujours présente, disponible pour lui, mais l’expérience des autres ne sert pas et il est bon que chacun appréhende sa vie seul et se renforce au fil des épreuves car bien sûr avec tout l’amour que je lui porte, je ne pourrais jamais lui éviter les épreuves de la vie…

Le temps va vite, il a aujourd’hui 15 ans, l’âge de toutes les préoccupations, de beaucoup de questions et de beaucoup d’interrogations, mais maman est là toujours prête et discrète près de lui afin que chaque jour de sa vie soit un véritable bonheur.

Je pensais que vous décrire cet amour fusionnel et ombilical serait facile, mais cela s’avère bien plus compliqué que je ne le pensais, car l’amour ça ne se raconte pas, ça se vit, tous les jours et à fond…

Alors en égoïste j’en profite, j’en profite, j’en profite…

1 mars 2009

Toys story

Enregistré dans : Général — Lucie @ 20:24

Mais que ce passe t’il, où sont passées les bonnes vieilles réunions Tuperware?
Aujourd’hui, les femmes se réunissent pour parler, voir et acheter de drôles de petits jouets…
Et oui, l’arrivée des réunions “sex toys” a révolutionné les soirées entre copines.

Fini les soirées que l’on passe à parler de l’école des petits, des maris et des fameuses recettes de cuisine… Aujourd’hui tout cela c’est fini! Aujourd’hui on s’éclate, on rigole et on aborde tous les sujets, même les plus personnels!

Alors on se réunit chez l’une ou chez l’autre, afin de pouvoir recevoir, sans mari ni enfants, la jeune femme qui fera la démonstration de toutes les petites merveilles qu’elle cache dans la mystérieuse mallette …
Après un petit verre et avoir grignoté un petit peu, la jeune femme nous dévoile ses secrets. Elle commence par sa panoplie d’huiles parfumées comestibles ou pas !!! Suivent les talcs parfumés au goût de bonbon à étaler avec volupté sur son partenaire à l’aide d’une jolie petite plume !
Puis elle nous fait découvrir différents jeux de société «  coquins » permettant de mettre un peu de piment dans le couple. Puis suivent les fameux petits canards et autres lapins vibrants, tous plus colorés et ludiques les uns que les autres! Tout cela se passe dans une franche décontraction et les fous rires s’enchaînent, à la découverte des petits minois de chacun des petits animaux sensés agrémenter notre vie amoureuse.
Et oui le mot est lâché! Améliorer et agrémenter notre quotidien sexuel qui peut, au cours des années, s’être un peu terni.

«  Sex toys » ou pas, il faut, je pense, toujours s’investir de la même façon et essayer le plus possible de rester à l’écoute des envies de l’autre afin d’éviter le pire, c’est-à-dire L’HABITUDE !!!Et L’ENNUI !!!

Ne jamais penser que tout est acquis et se remettre sans cesse en question, car, si le sexe n’est pas forcément la base d’un couple, il en est le ciment, et un couple qui va mal sexuellement risque fort de s’éteindre. 
Alors, peut être que ces fameux petits « sex toys » peuvent permettre aux couples de se retrouver, et d’accéder à une complicité peut être un peu oubliée.
Cela reste l’affaire de chacun ou chacune d’entre nous, mais ce qui est sûr, c’est que dans la morosité actuelle, toutes les suggestions sont bonnes pour garder le sourire …
Alors à quand la prochaine réunion ?

16 novembre 2008

Et s’il était surdoué ?

Enregistré dans : Général — Lucie @ 23:59

Peut- être aurai-je dû plus prêter attention à sa manière très particulière d’observer les choses qui l’entouraient quand il était petit. Il pouvait rester en admiration devant une fleur, regarder avec intérêt les couleurs, les nuages. Tout ce qui se présentait à lui était pour mon fils doté d’intérêt. Plus grand, ses sempiternels pourquoi …Et si ceci et si cela…Moi comme la plupart des mamans pressées, je lui disais, oui chéri maman va t’expliquer mais pas tout de suite nous avons des choses à faire…Je n’ai pas le temps…
Peut- être que justement je n’ai pas suffisamment pris le temps de l’écouter, de le regarder.
Et puis certains signes auraient pu me mettre la puce à l’oreille, comme cette fois ou avec son papa nous étions en courses et nous tentions vaguement de calculer le montant de notre caddie afin de vérifier si nous avions assez de liquide et où une petite voix nous avait dit : ça fait 137 francs, à l’époque, nous étions encore en francs et notre fils était tout petit.
Nous nous étions regardés et nous avions dit ensemble « coup de pot » et puis les itinéraires  Il était meilleur que le « tomtom », quand je me perdais, il savait toujours me diriger ; maman a droite tu sais bien à gauche tout cela lui semblait si évident…

Puis la vie a suivi son cours. Et plus il grandissait, plus il se renfermait, prenant de moins en moins la parole n’ayant presque pas de copains.
« Votre enfant à du mal à s’intégrer dans le groupe » voilà la phrase que j’entendais à chaque réunion avec ses maîtresses.
Il a un gros potentiel mais quel feignant !…Il faut que vous coupiez le cordon, il est trop dans vos jupes !
Certes, mon enfant était sensible, fragile, vulnérable, mais je ne comprenais pas le décalage qu’il y avait entre mon fils et son intérêt pour tout à la maison et mon mal, triste, et effacé à l’école.
En CM2 je le sentais m’échapper, plus triste de jour en jour, ne voulant plus aller à l’école, trouvant tous les prétextes pour ne plus se retrouver avec eux …
Les autres, ceux qui n’étaient pas comme lui et qui ne cherchaient surtout pas à le connaître car ces intérêts était bien éloignés de ceux des enfants de son âge, foot et bagarres, n’étaient pas du tout son univers. Lui, c’était …l’histoire, la lecture, et aller à la chapelle de l’école afin de parler a Dieu… « Au moins lui je peux lui parler et lui confier tout ce que j’ai dans le cœur », me disait il.
A la fin du primaire, il était tellement mal, qu’un jour il m’avait dit «  je ne suis qu’une merde, je ne vaux rien, je suis débile… »

Nous avons abordé le collège en nous disant que cela irait mieux et le fait est les professeurs avaient abordé notre enfant différemment et surtout l’avaient considéré autrement.
Il allait un peu mieux sans pour cela avoir des résultats scolaires extraordinaires, mais au moins, il était un peu moins mal dans sa peau.
Mais les professeurs étaient unanimes, quel dommage, il n’exploite pas ses possibilités …Voilà le discours qui était devenu habituel pour nous, et, nous nous étions presque résignés, notre enfant était feignant.

Puis j’ai fait la connaissance d’un petit garçon qui était scolarisé avec notre fille.
C’était l’identique du notre et un jour, en parlant avec sa maman, en prenant de ses nouvelles car lui aussi était un enfant très torturé et mal dans sa peau, sa maman me dit, enfin nous savons, il est surdoué. Nous l’avons fait testé et il à un QI très supérieur à la moyenne …
Et pourquoi pas, de toutes les façons je voulais mettre toutes les chances du coté de notre fils et pouvoir l’aider. De plus, au fond de moi, existait un doute.
Depuis longtemps je trouvais qu’il n’était en effet pas comme les autres.
Et puis les choses se sont accélérées.
En effet les tests ont révélé que notre enfant était surdoué, je n’ai été qu’à moitié surprise et les souvenirs ont alors fait surface, confirmant cette nouvelle réalité.

Depuis notre enfant va mieux. Il sait enfin qu’il n’est pas comme il le disait « débile », mais qu’il a une autre façon de fonctionner.
Il reprend peu à peu confiance en lui, et s’autorise de plus en plus à être lui-même, endossant tour à tour la veste du parfait ado, puis restant lui quand il le peut.

Ce qui est important dans cette histoire et ce que nous devons tous retenir, c’est que nos enfants vivent chaque jour auprès de professionnels et de pédagogues. Mais, c’est auprès de leur famille qu’il poussent et se construisent et que le 6ième sens des mamans n’est jamais assez pris en compte.

Nous sommes et devons rester les premiers éducateurs de nos enfants et ne jamais douter de qui ils sont, même si en face de nous nous avons des professionnels qui s’évertuent à nous prouver le contraire.

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