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30 mars 2009

Malade de chagrin…

Enregistré dans : Général — Lucie @ 22:22

J‘avais tout pour être heureuse. Un mari et trois beaux enfants, même si la naissance de mon fils a été difficile, tout s’arrangeait bien.
Je prenais un peu de temps pour élever mes enfants, j’avais des projets plein la tête.
Mon père venait de cesser son activité, et de ce fait ma mère aussi, puisque mes parents ont travaillé ensemble « pour le meilleur et pour le pire ».
Et ce soir là, de fin décembre, le téléphone a sonné tard dans la soirée, 22H30…
Mon cœur s’est emballé, je suis restée clouée au sol, paralysée, avec un mauvais pressentiment, mais j’étais loin de penser que le cœur de mon Papa, lui, s’était arrêté à jamais.
Les enfants dormaient. Mon mari a décroché le combiné. C’était mon oncle. Il souhaitait me parler…
Cela fait 20 ans, mais je m’en souviens comme si c’était hier. Je l’entends encore me dire : « Papa a eu une crise cardiaque », je lui ai tout de suite demandé « dans quel hôpital a-t-il été transporté ? » et sa réponse « il n’y a pas d’hôpital ».
Les années ont passé, j’ai gardé ma peine au fond de moi pour pouvoir avec mon frère soutenir Maman.
Par rapport à eux deux, j’ai encore de la chance, je garde une belle image de Papa, avec son beau sourire, eux l’ont vu mourir sous leurs yeux, c’est cette dernière image qui leur reste pour toujours.
La vie a continué, plus du tout comme avant…
Je ne pouvais plus dire Papa et Maman. Un grand vide dans mon cœur.

Ce vide m’a rongée, au sens propre comme au sens figuré. Il y a un peu plus de 9 ans, en prenant ma douche, j’ai senti « une petite boule » sur mon sein droit. Après un premier moment de panique, je me suis dit que ce n’était rien de grave. Ce n’était pas possible d’envisager le pire.
Je n’ai pas voulu consulter tout de suite, parce qu’au fond de moi-même j’avais peur, et j’avais raison. Cette petite boule qui aurait pu être bénigne ne l’était pas.
Il y a eu l’opération, la batterie d’examens, la radiothérapie, la chimiothérapie et la guérison.

Tout cela m’a fait beaucoup réfléchir.
Je n’avais pas réussi à faire le deuil de mon père, jusque là. Je me suis rendue malade et je reste persuadée que je me suis déclenché mon cancer.
Papa me manque toujours autant, il m’accompagne toujours en pensée, mais je ne vis plus dans le passé.
J’ai eu une telle peur en me réveillant après mon opération, que je vis maintenant dans le présent tout en me projetant dans l’avenir.

Cette épreuve m’a fait prendre conscience de la fragilité de l’être humain.
Y-a-t-il un moyen de prévenir cela ? Peut-on réellement dire que le chagrin peut être à l’origine de maladies graves ?
Aujourd’hui encore, je n’ai pas de réponse à apporter, mais j’attends d’autres témoignages comme le mien.

 

Une Amie de Lucie

23 mars 2009

La guerre des nerfs

Enregistré dans : Général — Lucie @ 21:59

Après plus de 13 années passées dans la même société, je me suis arrêtée afin de prendre un congé parental et me consacrer à l’éducation de mes enfants durant le temps qui nous était alloué par notre entreprise, c’est à dire 3 années.
C’est quand j’ai envisagé mon retour que les soucis ont commencé…
J’étais sensée réintégrer mon poste au sein du même service, et la veille de mon retour mon chef de service ne savait toujours pas ou j’allais « atterrir », compte tenu que mon poste avait été supprimé.
Qu’a cela ne tienne, je me présentais le jour « J » et m’installais sur une chaise, déterminée à attendre et à réintégrer mon poste.
Au bout de plusieurs heures sans ne rien avoir à faire et sans que personne ne se soucie de ma présence, j’interrogeais ma responsable en lui demandant ce qui ce passait.
Je savais qu’après un congé parental le retour serait difficile et que ce serait un peu le parcours du combattant mais j’étais loin de me douter de ce qui m’attendait !!!
Elle finit par me dire : «  je n’ai rien à vous proposer, mais voyez en mutation interne ».
J’ai donc dû postuler à d’autres postes, répondre à des annonces et me justifier de mon désir de modification de carrière alors que moi je n’avais en rien provoqué ni souhaité cette situation.
Finalement, j’ai trouvé un poste qui me convenait sur un site différent du siège social de la société, avec un temps de transport plus long, mais j’étais prête à tout pour retrouver la dynamique et l’intérêt d’un nouveau poste !!!
J’ai donc commencé ce nouveau travail plein d’espoir, mais très vite j’allais déchanter.
En effet, la responsable de ce service avait une réputation terrible, elle était intransigeante, caractérielle, voire même méchante, mais j’étais sûre de moi, tant sur le plan professionnel que personnel.
J’avais vraiment sous estimé sa capacité à « casser » les autres et c’est justement ce qu’elle allait s’évertuer à faire avec moi pendant les mois qui allait suivre…
Tout d’abord, elle ne s’adressait à moi que sur des «  post it », elle m’interdisait également de parler avec les autres personnes du service, déchirait les dossiers que je faisais en prétendant qu’ils étaient incomplets.
Nous travaillions dans un climat de terreur, le mot n’est pas trop fort. Sa devise était diviser pour mieux régner.
Chaque matin, a l’idée d’aller travailler et de l’affronter, j’avais de terribles maux de ventre et l’angoisse était si forte que je tremblais littéralement de la tête aux pieds.
Je vivais un véritable cauchemar, quand elle déniait m’adresser la parole, elle me regardait en fumant, et me rejetait la fumée de sa cigarette en pleine face. Les humiliations de cet ordre étaient quotidiennes.
Elle adorait aussi venir dans mon bureau par derrière et me surprendre en plein travail en frappant le bureau de façon violente pour me faire sursauter de peur… Elle jouissait alors de sa toute puissance…
Elle me demandait d’aller aux toilettes quand elle le jugeait bon et non pas quand j’en éprouvais le besoin. Elle criait, vociférait, m’insultait régulièrement, j’était sous l’emprise de sa toute puissance.
Mon entourage ne comprenait pas, comment  moi qui était si forte de caractère, je me laissais faire de la sorte, moi non plus je ne comprenais pas.
Elle avait réussi à me faire douter de moi, de mes capacités.
Elle avait littéralement vampirisé mon cerveau ; je me disais que peut être elle avait raison, que finalement je devais être nulle comme elle le prétendait.
J’ai pourtant pris sur moi et lutté contre la terreur d’aller travailler pendant plus d’un an et puis cela a été très vite.
J’ai perdu le contrôle et me suis sentie sombrer, tout d’abord, j’ai perdu beaucoup de poids , j’allais mal, de plus en plus mal , j’avais toujours peur, je vivais dans la terreur totale de tout, je n’étais plus que le fantôme de moi-même.
Puis évidement j’ai sombré dans une terrible dépression, avec des conséquences terribles sur ma vie de famille.
Je ne pouvais plus m’occuper de mes enfants, ni de mon mari.
Je me sentais dépossédée de moi-même.
Sortir de la maison était impossible. J’ai eu également des problèmes d’élocution et de locomotion tellement j’étais dans un état permanent de terreur.
Après plusieurs mois d’arrêt de travail, j’ai entamé une psychothérapie et grâce à l’aide d’un psychiatre j’ai enfin retrouvé la parole, petit à petit un semblant d’envie de vivre et de confiance.
J’ai travaillé durant plusieurs mois avec lui, d’ailleurs il me suit toujours aujourd’hui…
J’aurais du mettre en place une procédure et me défendre, mais à cette époque, cela me semblait insurmontable et je souhaitais surtout vivre dans le positif et ne pas ressasser toute cette douleur…

Je pense que je ne serais plus jamais la même et que cette expérience m’a d’abord détruite, mais grâce à mon courage, ma détermination, j’ai réussi a survivre à cette terrible épreuve car il faut bien être conscient que face aux épreuves, quelles quelles soient, c’est en nous même que nous puisons l’énergie et la force de combattre et d’avancer quoi qu’il arrive.

Aujourd’hui je veux aller de l’avant et peut être reprendre une activité professionnelle.
Enfin je souhaite dire, à vous, qui lirez ce témoignage, que personne ne peut ni ne doit franchir les barrières de notre pensée, évidement pour cela, il faut être fort et protéger ce que nous avons de plus cher en nous, notre santé, notre intégrité, et surtout le respect de nous même.

 

LUCIE

8 mars 2009

Relation mère fils, peut-être trop

Enregistré dans : Général — Lucie @ 22:16

Après 9 mois de patience et 18 heures de souffrances, il est enfin arrivé, mon enfant, mon petit, mon fils…
Dire que l’amour que je porte à mes autres enfants est moins fort, certainement pas !
Mais toutes les mamans qui ont la joie d’avoir un fils seront d’accord pour dire que ce que l’on vit avec son fils aîné est très particulier…
Dès tout petit notre amour était sans limite…
De plus, il était un enfant très facile à vivre. Je ne me souviens pas avoir du vraiment me fâcher pour un caprice ou une colère.
Bien évidemment il s’est opposé à moi et je savais qu’il en avait besoin pour son développement psychologique.
Je lui ai toujours parlé et expliqué le pourquoi des choses et cela suffisait la plupart du temps à le calmer et à éviter les conflits.
Les années ont passé et chaque jour est une preuve supplémentaire de notre grande complicité. Pas besoin de lui dire quand je ne vais pas bien et pas la peine d’essayer de lui cacher lorsque j’ai des soucis, il le voit, le sent tout de suite. Parfois, je m’interroge sur cette relation hors du commun et je me dis que, peut être, en cela est trop fusionnelle, mais tout cela est tellement naturel que je me rassure en me disant que c’est normal et que je dois profiter de chaque instant auprès de lui, car je sais bien, qu’un jour il fera sa vie et cela je l’accepte complètement. Mon rôle a moi aujourd’hui, est d’en faire un homme bien dans sa peau, solide, sur de lui.
Car l’amour d’une maman, si fort soit il, ne doit jamais dépasser ses limites et nous devons dès qu’ils sont petits, nous préparer à voir nos enfants l’éloigner un peu de nous quand ils grandissent afin d’accomplir leur propre vie avec leurs émotions, leurs chagrins et leurs craintes…

À ce moment là, je serais toujours présente, disponible pour lui, mais l’expérience des autres ne sert pas et il est bon que chacun appréhende sa vie seul et se renforce au fil des épreuves car bien sûr avec tout l’amour que je lui porte, je ne pourrais jamais lui éviter les épreuves de la vie…

Le temps va vite, il a aujourd’hui 15 ans, l’âge de toutes les préoccupations, de beaucoup de questions et de beaucoup d’interrogations, mais maman est là toujours prête et discrète près de lui afin que chaque jour de sa vie soit un véritable bonheur.

Je pensais que vous décrire cet amour fusionnel et ombilical serait facile, mais cela s’avère bien plus compliqué que je ne le pensais, car l’amour ça ne se raconte pas, ça se vit, tous les jours et à fond…

Alors en égoïste j’en profite, j’en profite, j’en profite…

1 mars 2009

Toys story

Enregistré dans : Général — Lucie @ 20:24

Mais que ce passe t’il, où sont passées les bonnes vieilles réunions Tuperware?
Aujourd’hui, les femmes se réunissent pour parler, voir et acheter de drôles de petits jouets…
Et oui, l’arrivée des réunions “sex toys” a révolutionné les soirées entre copines.

Fini les soirées que l’on passe à parler de l’école des petits, des maris et des fameuses recettes de cuisine… Aujourd’hui tout cela c’est fini! Aujourd’hui on s’éclate, on rigole et on aborde tous les sujets, même les plus personnels!

Alors on se réunit chez l’une ou chez l’autre, afin de pouvoir recevoir, sans mari ni enfants, la jeune femme qui fera la démonstration de toutes les petites merveilles qu’elle cache dans la mystérieuse mallette …
Après un petit verre et avoir grignoté un petit peu, la jeune femme nous dévoile ses secrets. Elle commence par sa panoplie d’huiles parfumées comestibles ou pas !!! Suivent les talcs parfumés au goût de bonbon à étaler avec volupté sur son partenaire à l’aide d’une jolie petite plume !
Puis elle nous fait découvrir différents jeux de société «  coquins » permettant de mettre un peu de piment dans le couple. Puis suivent les fameux petits canards et autres lapins vibrants, tous plus colorés et ludiques les uns que les autres! Tout cela se passe dans une franche décontraction et les fous rires s’enchaînent, à la découverte des petits minois de chacun des petits animaux sensés agrémenter notre vie amoureuse.
Et oui le mot est lâché! Améliorer et agrémenter notre quotidien sexuel qui peut, au cours des années, s’être un peu terni.

«  Sex toys » ou pas, il faut, je pense, toujours s’investir de la même façon et essayer le plus possible de rester à l’écoute des envies de l’autre afin d’éviter le pire, c’est-à-dire L’HABITUDE !!!Et L’ENNUI !!!

Ne jamais penser que tout est acquis et se remettre sans cesse en question, car, si le sexe n’est pas forcément la base d’un couple, il en est le ciment, et un couple qui va mal sexuellement risque fort de s’éteindre. 
Alors, peut être que ces fameux petits « sex toys » peuvent permettre aux couples de se retrouver, et d’accéder à une complicité peut être un peu oubliée.
Cela reste l’affaire de chacun ou chacune d’entre nous, mais ce qui est sûr, c’est que dans la morosité actuelle, toutes les suggestions sont bonnes pour garder le sourire …
Alors à quand la prochaine réunion ?